CAMP CLAUDE

CAMP CLAUDE NEVER SAY NEVER

4ème album de Camp Claude, nouvelle dimension. Le groupe de la « skywave » nous emmène encore une fois très loin dans une galaxie rêveuse, mélancolique, mais aussi intense et nerveuse.

NEVER SAY NEVER explore un terrain rocheux, éthéré, libre. Une incitation à marcher sur la lune, l’esprit en apesanteur.

Sorti du cockpit, There’s a world with your name on it résonne dans mon casque d’astronaute. Alors j’avance au rythme de la caisse claire, cette impression étrange de regarder un monde qui n’est pas tout à fait le mien. Mais rien ne force, la voix de Diane installe un climat apaisant. Tout est là, les nappes synthétiques, la distance, quelques interférences électroniques qui nous rappellent qu’on a qu’une seule vie alors autant en profiter

Premier pas d’un voyage astral de 14 titres où à chaque avancée, le paysage change de structure, d’air et de matière.

Avec I just want it all, quelque chose se fissure. Le magma électrise l’atmosphère. Il y a des lueurs lumineuses de rock, de rap, une envie plus urgente d’accéder à ses désirs.

Puis le ciel s’assombrit, les basses deviennent plus lourdes sur Speak softly. Coupés du monde, Camp Claude nous incite à méditer et à s’adresser à l’univers.

Un voyage intérieur débute, peuplé de rythmes et de textures venus d’autres planètes. Les synthés d’Heaven can wait attisent, la rave 90’s de Heartbeat embrasent et les guitares acérées de Never say never ou la soul de Tell me réchauffent la nostalgie.

Diane (chanteuse, guitariste, photographe et réalisatrice), Leo et Mike (fondateurs du groupe Tristesse Contemporaine) exploitent un gisement de matériaux bruts, planants, dansants et confrontent avec fulgurance les rayons d’un laser rétro à l’éclat de la modernité.

Ce qui nous embarque, c’est la cohérence émotionnelle de l’ensemble. Chaque titre brille par sa singularité, mais ils semblent tous habités par le même fragment de lumière.

©chaznavarro

Keep on going on, me susurre Diane, alors j’avance, flottant au milieu des high flames de ce paysage aride. Fier, défiant la loi de la pesanteur à contre temps, au rythme d’une danse martienne sur l’enivrant Crash crash.

L’évasion est totale sur Go! et This country. La splendeur des grands espaces ouverts à la rencontre de deux êtres. Faire un bout de trajet ensemble et voir où ça nous mène, l’un près de l’autre (Close 2 U).

Nos chemins se séparent, il est temps de redescendre sur terre. Les nappes aériennes d’A day away rendent plus doux l’atterrissage et nous invitent à faire de nos rêves une toute autre réalité. Encore un peu dans la lune, je “rewind it” et repars à la vitesse de l’éclair vers l’infini et au-delà.

A travers Never say never, le groupe nous emporte tout droit vers leur espace sonore. Une musique atmosphérique créant sa propre constellation, un monde rempli d’étoiles qui porte leur nom : Camp Claude.

01.04.26 @lalunedespirates, Amiens
04.04.26 @legrandmix, Tourcoing
09.04.26 @letrabendo, Paris

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