Interview
du mois

OLKAN & LA VIPÈRE ROUGE

OLKAN & LA VIPÈRE ROUGE En concert le 30 octobre aux PRIMEURS DE MASSY.

Olkan & La Vipère Rouge mêlent saz électrique, rock anatolien, sonorités orientales et rythmes afro et électro. Une musique où se racontent les vies et les cultures croisées à Romans-sur-Isère.

À l’affiche des Primeurs de Massy le 30 octobre, le duo présentera Vol de Nuit, son premier album à paraître le 13 novembre. Rencontre.

AAS : Pour ceux qui vous découvrent, qui sont les deux amis derrière Olkan & La Vipère Rouge ?

OLKAN & LA VIPÈRE ROUGE : Olkan et Mattis, deux amis ayant grandi à Romans sur Isère dans la Drôme. On a débuté la musique ensemble, il y a plus de 15 ans en jouant du rock dans un garage. Aujourd’hui, on vit à Lyon et on continue à faire de la musique ensemble avec ce projet !

AAS : Votre premier album, Vol de Nuit, sort le 13 novembre. Qu’est-ce qui vous a séduits dans le rock anatolien, les sonorités orientales et les rythmes afro et électro, au point de les faire dialoguer avec la pop ?

 OLKAN & LA VIPÈRE ROUGE : Le rock anatolien, c’est un style référence pour les mélodies à la fois fortes, mélancoliques et épiques. Les musiques d’Afrique du nord se mélangent très bien avec la musique électronique, elles sont très riches rythmiquement et idéales pour faire danser. Aujourd’hui, la pop est très variée et va piocher dans toutes les influences musicales, peut-être particulièrement en France qui est très multiculturelle. Mixer tout ça est au final assez naturel.

©Gwen Gaudy

AAS : Vol de Nuit est traversé par le voyage et l’évasion. Comment avez-vous pris le large tout en gardant ce regard sur le quotidien que vous avez laissé derrière vous ?

 OLKAN & LA VIPÈRE ROUGE : On vient tous les deux d’un milieu ouvrier. Pendant très longtemps, on n’a pas eu accès au voyage mais c’est quelque chose qui nous faisait quand même beaucoup rêver. Grâce à la musique, on a pu jouer dans des endroits très différents, que ça soit en France ou à l’étranger, rencontrer des nouvelles personnes et des nouvelles cultures. Quand on revient à Romans, on voit certains de nos amis d’enfance qui ont moins eu la chance de sortir de leur quotidien, qui peut être difficile ou précaire. On garde toujours un regard là dessus et sur la chance qu’on a, en essayant de rendre hommage à ça dans notre musique.

AAS : Votre musique mêle également les cultures avec lesquelles vous avez grandi. Comment recevez-vous les discours qui les opposent, quand ce mélange fait partie de votre histoire ?

 OLKAN & LA VIPÈRE ROUGE : Notre rapport à tout ça est surtout musical, on va piocher dans des instruments, des rythmes et des influences qui nous plaisent et qui mettent en valeur les textes qu’on écrit. On a grandi dans un milieu multiculturel, baigné dans plein de styles musicaux différents, on a toujours eu envie de mélanger tout ça dans la musique.

AAS : Le 30 octobre, aux Primeurs de Massy, vous présenterez un nouveau show avec des nouveaux morceaux extraits de votre prochain album. Qu’est-ce qui vous ferait dire, en sortant de scène, que ces nouveaux morceaux ont trouvé leur public ?

OLKAN & LA VIPÈRE ROUGE : Les deux EPs qu’on a sortis étaient pensés pour le live, très électro et imaginés pour faire danser. On a réussi à trouver un public grâce à ça. C’est la fête à nos concerts et on a envie de continuer à ce que ça soit le cas.  Avec ce premier album, on a cherché à faire quelque chose de beaucoup plus pop et destiné à être écouté à domicile. Le défi va être de convaincre le public avec des morceaux plus mélodiques, plus doux. Que les gens soient aussi marqués par les textes.

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